Il y a des livres jeunesse qui font sourire.
Et puis il y a ceux qui font un peu plus que ça.

Le désastreux Noël chez les Praline fait partie de ces lectures qui résonnent différemment selon l’âge qu’on a… et c’est précisément ce qui le rend si juste.
Lire Noël du côté des ados
Dans ce roman, on ne vit pas Noël à travers les yeux des adultes, mais bien à hauteur d’adolescents.
Nina Lou et sa cousine Brune nous embarquent dans leurs émotions brutes :
- le sentiment de ne pas être comprises,
- l’impression que les adultes parlent une autre langue,
- les frustrations qui s’accumulent,
- et cette envie d’être écoutées sans être jugées.
Ce n’est pas un livre qui dramatise.
C’est un livre qui observe, ressent, et met des mots justes sur une période de la vie souvent mal comprise.
Cette fameuse “double lecture” qui fait mouche
Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est cette double lecture possible.
👉 Quand on est ado, on se reconnaît.
👉 Quand on est adulte, on comprend mieux.
En tant qu’adulte, parent ou enseignant, on lit entre les lignes.
On perçoit ce qui se joue derrière les silences, les réactions excessives, les refus de dialogue.
Ce roman n’excuse pas tout.
Mais il explique beaucoup.
Et parfois, comprendre est déjà un énorme pas.
Pourquoi je le recommanderais sans hésiter à des collégiens
Parce que ce livre :
- valide leurs émotions,
- montre qu’ils ne sont pas seuls à ressentir ça,
- leur permet de se sentir compris sans discours moralisateur,
- ouvre naturellement la discussion.
C’est typiquement le genre de lecture qui peut servir de pont entre générations.
Un support pour parler autrement.
Lire pour créer du dialogue
Ce roman m’a rappelé une chose essentielle :
👉 Les ados ne sont pas compliqués.
👉 Ils sont souvent incompris.
La fiction jeunesse a ce pouvoir-là.
Dire ce que parfois, ni les ados ni les adultes n’arrivent à formuler à voix haute.
Et si lire, c’était aussi ça ?
Un moyen de mieux se comprendre, les uns les autres.
💬 Et toi, comment vis-tu cette période de l’adolescence ?
Plutôt du côté des souvenirs… ou du côté de l’accompagnement ?