Rien de grave. Mais tout en même temps.

Il y a des semaines comme ça.
Des semaines où, objectivement, rien de dramatique ne se passe.
Et pourtant, à la fin, on est vidée.

Pas épuisée par une seule chose.
Mais fatiguée par l’accumulation.

La neige qui complique les trajets.
Le stress pour rentrer.
Les voitures qui glissent.
La tempête.
L’agitation autour.
Les gens inquiets, pressés, tendus.
L’énergie lourde qui circule partout.
Les dégâts qu’on découvre.
Un proche aux urgences.

Pris séparément, tout ça semble gérable.
Mais ensemble… ça pèse.

La fatigue qu’on n’arrive pas à expliquer

Ce genre de fatigue est étrange.
Elle ne vient pas forcément du corps.
Ni même du manque de sommeil.

C’est une fatigue plus diffuse.
Une fatigue qui s’installe quand on absorbe trop.
Les imprévus.
Les émotions des autres.
Le climat anxiogène.
Le “il faut faire face”.

On continue.
On gère.
On s’adapte.

Et puis arrive le dimanche.

Ce moment où le calme revient enfin…
et où le corps lâche.

Quand le silence révèle tout

Il suffit parfois d’un dimanche plus lent
pour se rendre compte à quel point on a tenu bon toute la semaine.

Dans le silence, on entend mieux ce qui se passe à l’intérieur.
La lassitude.
Le besoin de repos.
L’envie de ne rien porter, ne rien décider, ne rien gérer.

Ce n’est pas de la faiblesse.
C’est un signal.

Un signal qui dit :
“C’était trop, pour maintenant.”

Ralentir sans culpabiliser

On vit dans un monde qui valorise l’endurance.
Le “ça va aller”.
Le “je gère”.

Mais parfois, ce dont on a besoin,
ce n’est pas d’être plus forte,
c’est d’être plus douce avec soi-même.

Ralentir.
Respirer.
Accepter d’être fatiguée sans chercher une excuse valable.

Se dire que oui,
même si rien n’était “grave”,
tout en même temps, ça l’était.

Et la lecture, dans tout ça ?

Pour beaucoup, la lecture devient alors un refuge.
Pas pour apprendre.
Pas pour performer.
Mais pour se retrouver.

Lire quelques pages.
S’asseoir.
Laisser quelqu’un d’autre porter l’histoire un instant.

Parfois, lire,
c’est juste une manière de dire au monde :
“Là, j’ai besoin de calme.”

Ce dimanche-là

Ce dimanche, je ne cherche pas à rattraper la semaine.
Je ne cherche pas à être productive.
Je ne cherche pas à aller mieux à tout prix.

Je me laisse être fatiguée.
Et c’est déjà beaucoup.


Et toi ?

Est-ce que toi aussi tu connais cette fatigue-là ?
Celle qui arrive quand la vie s’acharne un peu trop d’un coup,
sans prévenir, sans être spectaculaire, mais bien réelle.

Si tu en ressens l’envie,
tu peux me le dire en commentaire.

Parfois, mettre des mots,
c’est déjà commencer à alléger 🤍

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