Quand tout peut basculer : ce que Helter Skelter : La fille du bout du monde m’a vraiment fait ressentir

Il y a des livres qu’on referme en se disant :
“C’était une bonne histoire.”

Et puis il y a ceux qui laissent un léger vertige.

Helter Skelter : La fille du bout du monde, publié chez Flammarion Jeunesse, fait partie de ceux-là.

On pourrait croire que ce roman parle surtout de guerre civile, d’un monde sans communication, d’un pays dévasté.
Mais ce n’est pas ce qui m’a bouleversée.

Ce qui m’a serré le cœur, c’est autre chose.

Helter Skelter : La fille du bout du monde de Philippe Lechermeier Éditions Flammarion Jeunesse

Être coupée de ceux qu’on aime

Sauterelle a 16 ans.
Du jour au lendemain, elle est déplacée à l’autre bout de la planète.
Elle quitte sa sœur.
Elle quitte ses rêves.
Elle quitte tout ce qui constituait son identité.

Dans ce monde, il n’y a plus aucun moyen de communication.

Pas de téléphone.
Pas de message.
Pas de “je vais bien”.

Et en lisant cela, une pensée m’a traversée :
Et si, moi aussi, je ne pouvais plus joindre ceux que j’aime ?

On croit que nos proches sont “là”.
On croit qu’on a le temps.
On croit que les liens sont solides parce qu’ils existent.

Mais ce livre m’a rappelé que tout peut basculer.


La vraie guerre n’est pas toujours celle qu’on croit

Oui, le décor est violent.
Oui, les États-Unis sont traversés par la guerre civile.
Oui, le danger est présent.

Mais la vraie bataille, selon moi, est intérieure.

C’est apprendre à tenir quand on est déracinée.
C’est continuer à avancer quand on ne sait plus qui on est sans son environnement.
C’est survivre à la solitude.

Ce roman jeunesse n’est pas seulement une dystopie.
C’est un récit sur l’identité.
Sur la perte.
Sur la résilience.


Ce que ce livre dit de nous

Ce qui m’a marquée, ce n’est pas uniquement l’histoire de Sauterelle.
C’est ce qu’elle a réveillé en moi.

La peur de perdre.
La peur de la distance.
La conscience que rien n’est garanti.

On vit dans un monde où tout semble connecté.
Et pourtant, il suffirait d’un basculement pour que tout s’effondre.

Ce livre m’a rappelé quelque chose de simple mais puissant :
les liens sont précieux parce qu’ils sont fragiles.


Une dystopie qui ne divertit pas, mais qui questionne

Si vous cherchez une lecture légère, rassurante, confortable…
ce n’est peut-être pas celle-ci.

Mais si vous aimez les romans qui font écho à la vraie vie,
ceux qui vous poussent à réfléchir après la dernière page,
alors Helter Skelter : La fille du bout du monde pourrait bien vous marquer.

Parce qu’au fond, la question que pose ce livre est simple :

Que resterait-il de nous
si tout ce que nous connaissons disparaissait ?


Et vous,
quel livre vous a déjà donné cette sensation que tout pouvait s’effondrer ?

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