On m’a souvent dit que j’étais trop sensible : comment les livres m’ont appris à en faire une force

On m’a souvent dit que j’étais “trop”

Trop sensible.
Trop émotive.
Trop intense.

Pendant longtemps, j’ai cru que je devais me contenir.
Ressentir moins fort.
Réagir moins vite.
Être moins visible dans mes émotions.

Comme si ressentir profondément était un défaut à corriger.


Être hypersensible dans un monde qui valorise le contrôle

On apprend très tôt à “ne pas exagérer”.
À ne pas pleurer pour “si peu”.
À ne pas prendre les choses “trop à cœur”.

Alors on met une carapace.

On apprend à sourire quand ça déborde.
À minimiser ce qu’on ressent.
À se convaincre qu’on devrait être plus “raisonnable”.

Mais ce que je n’avais pas compris à l’époque, c’est que l’hypersensibilité n’est pas une faiblesse.
C’est une intensité.


Ce sont les livres qui m’ont ouvert les yeux

C’est dans les romans que j’ai rencontré des femmes qui ressentaient comme moi.

Des héroïnes imparfaites.
Des femmes seules qui continuaient d’aimer.
Des personnages blessés qui avançaient malgré tout.

À travers elles, j’ai compris quelque chose d’essentiel :

Je n’étais pas “trop”.
J’étais simplement vivante.

Les livres ne m’ont pas rendue plus sensible.
Ils m’ont appris à assumer ma sensibilité.


Lire pour se comprendre, pas pour s’échapper

Pendant longtemps, je lisais pour m’évader.

Aujourd’hui, je lis pour me rencontrer.

Certains romans me dérangent.
D’autres me bouleversent.
Certains me confrontent à mes propres peurs.

Mais tous ont un point commun :
Ils me rappellent que ressentir fort est une richesse.


Et si tu n’étais pas “trop” ?

Peut-être que toi aussi, on t’a déjà dit que tu étais trop :

Trop émotive.
Trop investie.
Trop gentille.
Trop intense.

Et si ce “trop” était simplement une manière d’être au monde plus profonde ?

Les livres m’ont appris à transformer ce mot en force.

Et toi, qu’est-ce qu’on t’a déjà reproché d’être “trop” ?

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